vendredi 30 juillet 2010 - n°840

Eco-stations : La 1ère charte DD pour la montagne

Hier, l’association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM), a présenté, au Sénat, la première charte nationale en faveur du développement durable.©Tanguy Cadieu/Naja
Hier, l’association nationale des maires de stations de montagne, a présenté, à la presse, la première charte nationale en faveur du développement durable dans les stations de montagne. A terme, les stations qui se conformeront aux huit engagements de la charte, en développant un plan d’actions sur dix ans, se verront attribuer la mention d’ « éco-stations ».
« Il s’agit d’un engagement profond pour préserver le capital naturel de nos montagnes et continuer à offrir aux générations futures la magie des vacances d’hiver  ». C’est en ces termes, que Gilbert Blanc-Tailleur, président de l’association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM), a présenté, hier au Sénat, la première charte nationale en faveur du développement durable.
Fruit d’une année de travail par la commission « aménagement du territoire et développement durable » de l’ANMSM en partenariat avec l’ Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) et l’association de protection des montagnes, Moutain Riders, la charte se divise en huit engagements, comprenant au total 130 mesures.

130 mesures

Le premier s’intitule « Promouvoir un aménagement durable des territoires », il vise à intégrer les principes du développement durable dans la politique d’urbanisme et leur transcription dans les documents d’urbanisme. Il s’agira, par exemple, pour les stations, de veiller à respecter la capacité de charge du territoire, d’assurer la réversibilité des aménagements, de regrouper les constructions, de privilégier la réhabilitation, respecter les paysages… Le deuxième point fort de cette charte est baptisé « Développer une politique durable de l’habitat respectueuse du patrimoine bâti ». Dans ce domaine, trois objectifs phares se dégagent : respecter l’architecture traditionnelle, développer une politique de rénovation permanente pour l’habitat existant et une politique de qualité environnementale de type HQE pour les constructions neuves. Le troisième engagement porte sur la préservation des paysages et des espaces naturels. La collectivité locale devra agir sur l’entretien des paysages, la gestion forestière, celle de la faune et de la flore…

Favoriser des transports propres

La quatrième mesure s’intitule « Eaux, déchets, énergie et développement durable ; promouvoir une gestion équilibrée des ressources  ». Les stations devront gérer de façon optimale leurs ressources, qu’il s’agisse d’énergie ou d’eau, et maîtriser leurs émissions de gaz à effet de serre. Le cinquième volet, « Favoriser des modes de déplacement performants et respectueux de l’environnement » s’intéresse aux modes de transports propres ou de type co-voiturage permettant d’accéder à la station et fonctionnant in situ. Le sixième engagement porte sur le développement des activités touristiques en veillant à leur bonne intégration dans les paysages et à leur gestion respectueuse de l’environnement. Le septième s’intéresse à la sensibilisation des différents usagers de la station (habitants, acteurs économiques, touristes…) afin de les encourager à des comportements responsables et écocitoyens. Et enfin, le dernier engagement de la charte, « Mettre en œuvre un système transparent d’application de la charte et du contrôle de son respect », propose qu’un comité national de suivi et d’applicaion de la charte soit créé au sein de l’association. Il sera composé de représentants de l’ANMSM, de l’ADEME et de Moutain Riders.

Une mention « éco-station »


Aussi, dès la première année, les stations devront créer un comité local de suivi pour l’application de la charte, composé de manière équilibré d’élus, de professionnels, de citoyens et de représentants du milieu associatif. Elles auront également le devoir d’éffectuer un diagnostic initial selon une grille d’analyse précise, de produire un plan d’action sur dix ans, précisant le calendrier des actions prévues, et de communiquer ces éléments à l’ensemble de la population locale. Les stations volontaires qui se conformeront à cette charte, en développant un plan d’actions sur dix ans se verront alors attribuer la mention « éco-station ».


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