
Quelle définition donnez-vous à l’entrepreneuriat social ?
Pour nous, les entrepreneurs sociaux sont des hommes et des femmes qui mettent leurs qualités entrepreneuriales au service d’une action sociale dans des domaines tels que la santé, l’environnement, l’éducation… Ils ne sont pas seulement visionnaires, ils ont aussi la capacité de mettre en pratique ce qu’ils imaginent.
Dans quel but avez-vous organisé cette journée ?
Cette journée est l’occasion de présenter les dix entrepreneurs que nous allons soutenir cette année. Nous sélectionnons peu de projets mais chacun a un fort potentiel de développement. On a souhaité partager ce moment avec le grand public dans l’espoir de donner envie à d’autres de développer leurs propres actions. Les visiteurs que l’on accueille seront peut-être les entrepreneurs de demain…
Justement, comment voyez-vous le développement du secteur ? Y’a-t-il pour vous des obstacles particuliers qu’il faut affronter ?
Il y a un gros obstacle de notoriété. Il faut faire connaître le secteur. Il y a également un manque de structures d’accompagnement mais le financement me parait secondaire. Il faut d’abord que les potentiels entrepreneurs soient au courant de ce qui se fait.
Et quels sont pour vous les grands enjeux de l’entrepreneuriat social ?
Ce secteur doit nous aider à trouver les réponses aux problèmes sociaux et environnementaux qui s’annoncent. Mais avec une nouvelle donne : il ne faut plus compter sur l’Etat pour le faire. Il faut donc inventer de nouveaux modèles économiques plus pertinents avec une dimension créative.