
Relevé laser du Furan sous la place Dorian à Saint- Étienne. © Ville de Saint- Étienne
A la Biennale internationale du Design 2008 de Saint-Etienne, qui s’est achevée le 30 novembre, une question était posée : comment le design contribue-t-il à faire évoluer les modes de vie ? La Biennale y a répondu en mettant en avant des propositions intégrant le design comme dynamique du développement durable.
L’exposition centrale de la Biennale du Design 2008, City Eco Lab, a été voulue comme un « marché de projets nomades », au sein d’une cité laboratoire où le public est invité à participer aux questionnements d’un monde durable. La somme d’inventions porte sur les domaines de la vie quotidienne, alimentation, énergie, eau, économie, mobilité, éducation. Experts, porteurs des projets locaux et internationaux présentés, collectivités, designers sont ainsi confrontés au public.
Le design, moteur de vie durable
Pour le commissaire de l’exposition, John Thackara, directeur du réseau d’innovation de design Doors of Perceptions, « City Eco Lab a pour objectif d’inscrire le design comme un des outils associé au développement des programmes pour la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement dans les domaines de l’énergie et du climat, de la biodiversité, de l’agriculture, des transports, du bâtiment, de la santé et pour l’éducation au développement durable. » Se trouvait, pour l’alimentation, l’idée d’une « cantine moins de 80 km » où un cuisinier travaille avec des producteurs de proximité de façon à éviter la distribution par véhicule réfrigéré ; le projet d’une station DJ mobile qui fonctionne à énergie solaire, alternative pour les manifestations au sein des villes ; le projet d’éco-quartier du Crêt de Roc, à Saint-Etienne, concentrait la question de flux énergétique. Ces projets et tous ceux des biennales précédentes depuis dix ans trouveront sans doute un écho à la Cité du design de Saint-Etienne qui devrait être inaugurée en décembre 2009.