« Accord historique » pour le chef de l’Etat et le gouvernement,
« compromis non satisfaisant » pour Serge Oru président de WWF,
« un paquet énergétique au rabais » pour Karine Gavand de Greenpeace, un PEC
« victime de la politique du plus petit dénominateur commun » pour Sébastien Genest de France Nature Environnement : la rencontre vendredi entre le président de la République et les ONG
1 partie prenante du Grenelle, pour examiné le
Paquet Energie Climat signé dans le cadre de la Présidence Française de l’UE, a été l’occasion, comme le résume l’une d’entre elles, d’
« une explication franche mais utile ».
Entouré de Jean-Louis Borloo ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire et de Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, Nicolas Sarkozy a présenté son analyse en insistant sur la difficulté de pays de l’Union, et notamment des nouveaux Etats membres, d’adapter rapidement leurs économies aux exigences du PEC. Toutefois,
« face au défi mondial du climat, l’Union européenne a su prendre ses responsabilités » a-t-il indiqué, rappelant
« la volonté de la France de contribuer à un accord international sur la lutte contre le changement climatique d’ici à la fin de l’année 2009, pour la conférence de Copenhague ».
Un Grenelle du verdissement de la relance
Les associations ont demandé à Nicolas Sarkozy d’aller plus loin en France. Elles ont notamment estimé que le contexte environnemental et économique et exigeait «
le verdissement du plan de relance de l’économie
» présenté il y a quelques jours et qui est entré en discussion hier à l’Assemblée nationale.
Le Plan de relance « est l’occasion de traduire dans les faits, non seulement les engagements du Grenelle mais aussi les objectifs du Paquet énergie climat » a indiqué FNE.
« Il s’agit maintenant de faire le pari de l’économie de demain en donnant à la France un objectif de réduction de 30% des gaz à effet de serre d’ici 2020 sur le territoire national sachant que cet objectif créera 684 000 emplois nets soit 200 000 emplois nouveaux de plus que ce que prévoit, au mieux, le Grenelle de l’environnement » a ajouté WWF.
A l’issue de la réunion Nicolas Sarkozy a pris plusieurs engagements. Une réunion de toutes les parties prenantes du Grenelle devrait avoir lieu début janvier pour examiner les propositions de verdissement du plan de relance, tandis que la mise en œuvre
« intégrale » du Grenelle sera assurée notamment dans le cadre du Grenelle II qui viendra en débat parlementaire en 2009.