« Dauphins et baleines, nomades des mers » est une invitation à la protection de ces animaux marins. Afin de capturer les images nécessaires pour ce film de 42 minutes, il a fallu trois ans. Les réalisateurs ont passé 600 heures sous l’eau pour obtenir un peu plus de 100 heures d’images exploitables. Le film sort aujourd’hui sur l’écran géant de la
Géode, lors des journées de la mer en France, deux jours après la journée mondiale des océans.
Les baleines avec leurs proportions hors-normes, aux dauphins à l’intelligence si vive, restent souvent un mystère pour la majorité des humains. Aujourd’hui, jamais dauphins et baleines n’ont paru si proches. Cette plongée à la rencontre des grands cétacés est impressionnante par la proximité que le spectateur peut avoir avec ces animaux. L’amour maternel de la baleine à bosse pour son nouveau-né ou le regard et le chant de la baleine franche australe se dévoilent de manière inédite sur l’écran géant.
Protéger les océans
En plus d’être un divertissement inoubliable, « Dauphins et baleines, nomades des mers », dont Jean-Michel Cousteau est l’ambassadeur, offre une formidable occasion d’attirer l’attention sur ces espèces menacées et d’inciter le grand public, et notamment les enfants, à contribuer au bien-être futur de toute la faune et la flore aquatique. 800 baleines et dauphins disparaissent chaque jour, soit près de 300 000 par an. « Nous appartenons à la seule espèce capable de protéger tous les êtres vivants. En tant que tels, nous avons l’obligation morale de mieux comprendre nos semblables qui évoluent sous la mer, car nous savons que notre incapacité à les protéger remet en cause notre propre protection » insiste Jean-Michel Cousteau.
Il y a certains combats qui ont été menés avec succès et qui ont permis à quelques populations protégées de grands cétacés de se rétablir de façon étonnante. Les baleines grises qui migrent sur la côte ouest de l’Amérique du Nord, par exemple, ne sont plus sur la liste rouge des espèces menacées. A ce jour, sa population atteint à nouveau entre 20 000 et 25 000 individus. « Malheureusement, il faut aussi nous souvenir, que malgré les mesures de protection prises depuis plus de 20 ans, beaucoup de populations de mammifères marins demeurent largement en deçà de ce qu’elles étaient autrefois. Nos océans subissent des agressions et nous sommes les coupables. Nos actes affectent les océans et ce qui se passe dans les océans nous affecte tous en retour ; tout est lié […] comme si cela ne suffisait pas, nous continuons à prendre les océans pour des poubelles ». On retiendra ces quelques mots du fils du Commandant Cousteau qui aurait ajouté : « les gens protègent ce qu’ils aiment ».