Eclairage public : Première étude d’impact environnemental

Leader européen d’éclairage extérieur en bois lamellé-collé, Aubrilam a choisi de publier l’Analyse du Cycle de Vie de ses mats.©DR
Une étude sur les mâts des éclairages publics, la première sur ce sujet, vient de révéler que les mâts en bois ont une empreinte carbone trois fois moindre que ceux en métal. Commandée par un acteur intéressé, puisque Aubrilam est le leader européen d’éclairage extérieur en bois, et réalisé grâce au logiciel de Bureau Veritas, cette étude met à mal l’emploi du mât métal.
La démarche d’Aubrilam apporte véritablement du nouveau, elle permet de ne plus parler exclusivement des lampadaires d’éclairage des villes au titre de consommation énergétique. En décidant d’utiliser la méthodologie de l’analyse de cycle de vie (ACV) éprouvée par les organismes de certification, l’impact de l’éclairage est devenu tangible. L’ensemble des données depuis l’exploitation forestière jusqu’à la sortie de l’usine de production a été analysé et a permis au final de dresser le profil environnemental de la fabrication du mat d’un lampadaire. C’est ce processus, lourd et coûteux à l’échelle d’une PME, qu’Aubrilam a entrepris pour prouver le bien-fondé du choix du bois en matière d’éclairage urbain.
Le profil environnemental
Afin d’obtenir des mesures fiables et reconnus, l’entreprise Aubrilam s’est rapprochée de Bureau Veritas qui s’est doté en 2008 d’une filiale spécialisée en éco-conception et en ACV des produits pour les organismes de certification et de normes. Aubrilam a acquis le logiciel EIME conçu par CODDE pour entreprendre une longue analyse. Celle-ci a fourni des mesures comme les pollutions de l’air, les pollutions de l’eau, la production de déchets, la consommation de ressources pour tous ses produits. Pas moins de onze indicateurs ont quantifié le profil environnemental du mat bois, dont l’empreinte carbone et l’appauvrissement de la couche d’ozone pour l’air, la toxicité et la consommation de l’eau, le poids des déchets dangereux, ou encore la consommation en énergie non renouvelable pour les ressources. A cet énoncé, on comprend mieux vers quoi doivent tendre les efforts de producteurs. La conformité des résultats de l’étude a été validée par Bureau Veritas le 17 mars 2009. Désormais le mat bois affiche des performances avantageuses face aux contraintes de développement durable, un pourcentage de recyclabilité de 95%, un stockage de CO2 dans le bois nul (mode de calcul ADEME), une consommation énergétique non renouvelable de 317 kWh et une empreinte carbone de 72,5 kg d’équivalent CO2.
Un éco-comparateur bois/métal
La même analyse a été faite pour un mât métallique conventionnel utilisé sur le marché européen de l’éclairage public, aboutissant à une arme commerciale extraordinaire : un éco-comparateur. Il en ressort que ce dernier est plus de deux fois nuisible dans sept critères, que sa fabrication fournit 5,7 fois plus de déchets dangereux et contribue 5,6 fois plus à l’épuisement des ressources naturelles. Son empreinte carbone, qui est le repère le plus répandu aujourd’hui, est de 202,6 kg -CO2 (72,5 pour le mât bois). Aubrilam espère bien que son investissement va servir aux prescripteurs en éclairage public que sont les architectes et les urbanistes pour optimiser l’étude de leur projet.
6 juillet 2009, Véronique Giraud