
Pour la FAO, Investir dans l’agriculture est la clef aux problèmes de la faim et de la pauvreté dans le monde ©DR
Le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf, a invité les gouvernements du monde entier à participer aux négociations visant à aboutir à une déclaration qui serait adoptée en novembre à l’issue du Sommet mondial des Chefs d’Etat et de Gouvernement sur la sécurité alimentaire à Rome. Objectif : aboutir à un large consensus sur l’élimination totale de la faim dans le monde d’ici à 2025.
C’est une stratégie ambitieuse pour tenter de réduire la faim dans le monde. La FAO a invité tous les gouvernements de la planète à participer en novembre à des négociations qui aboutiraient à une déclaration commune. Elle pourrait être adoptée à l’issue du Sommet mondial des Chefs d’Etat et de Gouvernement sur la sécurité alimentaire qui se tiendra à Rome, en Italie, du 16 au 18 novembre 2009. Pour lancer le processus, Le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, a envoyé un document aux Ministres des Affaires étrangères, de la Coopération au développement et de l’Agriculture des membres de la FAO et des Nations Unies. Le texte, intitulé « Contribution du Secrétariat à la définition des objectifs et des décisions possibles du Sommet mondial sur la sécurité alimentaire » plaide pour l’éradication de la faim dans le monde d’ici 2025 et à un accès sûr à des aliments sains, sans risque, en quantité suffisante et nutritifs pour une population qui devrait atteindre 9,2 milliards d’habitants en 2050.
Une nouvelle structure mondiale
Le document propose des éléments d’une nouvelle structure mondiale de gouvernance de la sécurité alimentaire. Il met en avant les questions d’investissements publics et privés pour relancer la production agricole dans les pays en développement, l’aide alimentaire d’urgence, l’intervention rapide en cas de crise alimentaire, le commerce extérieur et le soutien aux agriculteurs. Il aborde également des points clés : instabilité des marchés, renforcement des capacités et des institutions, qualité et sécurité sanitaire des aliments, ravageurs et maladies transfrontalières des plantes et des animaux, ainsi que l’atténuation et l’adaptation au changement climatique dans l’agriculture.
« Affronter les causes profondes de la faim »
Le dossier envoyé aux différents pays s’inspire de la récente déclaration du G8 sur la sécurité alimentaire, adoptée à L’Aquila (Italie) en juillet. Les chefs d’État ont alors préconisé une action décisive pour libérer l’humanité de la faim et de la pauvreté en encourageant la production durable, en renforçant la productivité agricole et en mettant l’accent sur la croissance du secteur privé et sur les petits exploitants. Ils se sont engagés à mobiliser 20 milliards de dollars sur une période de trois ans.
« Je nourris l’espoir que le document ouvrira un riche débat au sein des États membres, faisant intervenir non seulement les gouvernements, mais aussi le secteur privé, les agriculteurs et les organisations non gouvernementales, le système des Nations Unies et d’autres organismes internationaux et partenaires du développement, ainsi que les ambassadeurs et représentants permanents des différents groupes régionaux », a commenté le directeur général de la FAO. « Il est temps d’affronter les causes profondes de la faim et de trouver une solution structurale et durable à la sécurité alimentaire mondiale ».