
Les algues vertes prolifèrent sur certaines côtes bretonnes, « nourris » par les rejets de nitrates agricoles ©DR
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté le 10 août sur la plage de Saint-Michel-en-Grève, dans les Côtes-d’Armor (Bretagne), pour alerter les pouvoirs publics sur les dangers de la prolifération d’algues vertes engendrées par les rejets de nitrates agricoles.
Ce sont près de 400 personnes qui ont manifesté hier en soutien au maire de Saint-Michel-en-Grève, dans les Côtes-D’Armor (Bretagne). Ils tenaient à protester contre la « passivité des pouvoirs publics » face à la prolifération d’algues vertes engendrées par les rejets de nitrates agricoles.
Quelques jours plus tôt, un cheval était mort sur la plage, vraisemblablement intoxiqué par les émanations toxiques des algues en décomposition sur le sable. Son cavalier avait pu être sauvé de justesse. René Ropartz, maire de la petite commune de 400 habitants, considéré comme responsable de la sécurité sur les plages de sa commune, se voit imposer de dépenser 150 000 euros pour le ramassage des végétaux marins.
Phénomène bien connu depuis plus de 30 ans, la prolifération des algues est un vrai fléau pour les plages de l’Atlantique. Non dangereuses vivantes, elles peuvent émettre des gaz toxiques quand elles se dégradent, en particulier l’été avec la chaleur. Pour les scientifiques, une fois déposées sur les plages, leur fermentation produit de grandes quantités de gaz, en particulier des composés souffrés, qui peuvent s’avérer dangereux, voire mortels, si absorbés en grande quantité.