
Le Référentiel des Obstacles à l’Ecoulement (ROE) regroupera d’ici la fin de l’année des données sur quelque 60 000 seuils et barrages français.©Johannes Braun/Naja
À l’occasion de la signature du premier contrat d’objectifs de l’ONEMA, la secrétaire d’Etat chargée de l’Écologie Chantal Jouanno a annoncé le lancement d’ici 2015 d’un d’un plan d’action national visant à restaurer la continuité écologique des cours d’eau français.
La secrétaire d’Etat chargée de l’Écologie Chantal Jouanno a signé vendredi 13 novembre le tout premier contrat d’objectifs de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA) aux côtés du directeur général de l’établissement public Patrick Lavarde. Cette convention, qui couvre la période 2009-2012, vise à conforter l’ONEMA dans son rôle d’organisme technique français de référence au service de la reconquête du bon état des eaux et des milieux aquatiques. L’occasion pour la secrétaire d’Etat d’annoncer le lancement d’ici 2015 d’un plan d’action national pour la restauration de la continuité écologique des cours d’eau associant l’Etat, ses établissements publics, et les agences de l’eau. « Il faut viser l’excellence environnementale tout en intégrant les facteurs de développement locaux. C’est un grand chantier que nous ouvrons et que nous devrons construire ensemble, en particulier avec les élus locaux » a expliqué Chantal Jouanno.
Les barrages en ligne de mire
Pour le ministère de l’Écologie, la priorité est au renforcement de la connaissance, avec notamment la mise en place d’ici la fin de l’année du Référentiel des Obstacles à l’Ecoulement (ROE), une base de données regroupant quelque 60 000 seuils et barrages français. Parallèlement, chaque bassin devra établir avec l’ensemble des usagers une stratégie des interventions prioritaires de restauration de la continuité écologique. Concernant les financements, la révision des neuvièmes programmes des agences de l’eau et des contrats d’objectifs en cours devrait permettre de dégager les fonds nécessaires pour aménager 1200 ouvrages, recensés comme prioritaires d’ici 2012. À ce titre, les polices de l’eau ont reçu une feuille de route pour 2009-2010 qui leur demande de mettre en place un programme pluriannuel d’intervention sur les obstacles les plus perturbants pour les migrations piscicoles. Enfin, le gouvernement insiste sur la nécessité d’une évaluation des bénéfices environnementaux des mesures mises en œuvre dans le cadre du plan d’action national.