vendredi 30 juillet 2010 - n°840

Sports d’hiver : Les stations de ski se mettent au vert

La station des 7 Laux en Isère est passée en 18 ans de trente-deux à vingt et une remontées, le tout en améliorant la qualité de ses services.©SEMT7L
Face aux exigences environnementales croissantes et à un public de plus an plus concerné, les stations de ski multiplient les actions portant sur la réduction de leur impact paysager et climatique. De la rationalisation des remontées au tri sélectif en passant par la réhabilitation du sol, tous les moyens sont explorés.
Impact paysager, consommation énergétique, déchets, les stations de sports d’hiver ont longtemps été considérées à raison comme des désastres environnementaux. Mais avec une clientèle de plus en plus concernée par la question écologique, qui vient avant tout rechercher un moment de plaisir en pleine montagne, les sociétés gestionnaires de remontées mécaniques, ont bien compris que leur avenir dépendait désormais de leur capacité à mieux se fondre dans le paysage. Les normes de management de la qualité Iso sont quant à elles venues donner un cadre à leur engagement.

Des remontées moins nombreuses et plus performantes


Les premiers efforts ont porté sur les remontées mécaniques elles-mêmes. Les moteurs thermiques ont été remplacé par des moteurs électriques plus performants, et le nombre de remontées tend à être rationalisé, en travaillant à une meilleure organisation des domaines. Bel exemple de cette démarche, la station des 7 Laux en Isère est passée en 18 ans de trente-deux à vingt et une remontées, le tout en améliorant la qualité de ses services. Toujours dans le domaine de l’aménagement, les opérations de terrassement et d’installation de pylônes sont quasi-systématiquement suivies d’un réenherbement, visant à la fois à stabiliser et à redonner vie au terrain. La station de Mont-Dore en Auvergne, très en avance en matière de réduction de l’impact paysager en raison de la proximité de réserves naturelles, procède ainsi au replacement de l’écosystème originel à chaque fois que le sol est travaillé.

La consommation des dameuses en ligne de mire


Mais l’aménagement est loin d’être le seul levier de réduction de l’impact environnemental des stations de ski. La consommation des dameuses est ainsi le deuxième grand chantier initié par le secteur. À ce titre, la station du Mont-Dore s’est par exemple lancé il y a deux ans dans l’achat de machines fonctionnant au biodiesel tandis que l’exploitant du domaine de Puy St Vincent dans les Hautes-Alpes, travaille sur le ralenti de ses engins pour limiter la pollution générée par les engins. Parallèlement, les stations de ski menent des actions plus classiques comme la mise en place du tri des déchets, déjà effectif à Puy St Vincent, et qui devrait être prochainement introduit au Mont Dore en vertu de l’engagement de la municipalité dans la charte de développement durable des stations de montagne.


Destinataire  :
(entrez l'email du destinataire)

De la part de 
(entrez votre nom)

(entrez votre email)