
Les 40 000 ha de lagunes du Languedoc-Roussillon représentent un patrimoine naturel exceptionnel ©Ifremer
Le Languedoc-Roussillon veut protéger ses 40 000 hectares de lagunes. Près de 400 spécialistes de 22 pays ont débattu de la gestion et de l’avenir de cet écosystème fragile en Méditerranée, du 14 au 18 décembre.
Le 4ème colloque européen sur les lagunes méditerranéennes, qui s’est déroulé au Palais des Congrès de Montpellier du 14 au 18 décembre 2009, a mis en valeur le rôle essentiel et la fragilité d’un écosystème riche en biodiversité. Anne-Yvonne Le Dain, vice-présidente de la Région déléguée à la recherche, a confirmé l’engagement de la Région aux côtés des scientifiques, des professionnels et des collectivités pour les lagunes du Languedoc-Roussillon et de la Méditerranée.
Les 40 000 ha de lagunes du Languedoc-Roussillon représentent, il est vrai, un patrimoine naturel exceptionnel qui joue un rôle important dans l’équilibre écologique mais aussi dans l’activité économique locale. La filière halieutique reste fortement marquée par les milieux lagunaires. Elle représente plus de 500 pêcheurs, 8 100 tonnes de produits de la pêche débarqués, pour un chiffre d’affaires de 14,4 millions d’euros. La Région soutient ainsi les contrats d’étangs « qui favorisent une action opérationnelle et cohérente sur le développement économique et la préservation de la qualité environnementale de ces milieux sensibles ». Près de 7 M€ ont été investis depuis 2005 pour moderniser la filière conchylicole, favoriser l’installation de jeunes pêcheurs et améliorer la compétitivité et le positionnement des entreprises régionales de commercialisation et de transformation des produits de la mer. La seule filière conchylicole représente 650 exploitations réparties sur trois lagunes (Thau, Salses-Leucate et Prévost), plus de 2 000 emplois directs et une production annuelle de 15 000 tonnes d’huîtres et 5 000 tonnes de moules pour un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros.