
ASF, ESCOTA, COFIROUTE, SANEF et SAPN exploitent à elles cinq près de 6000 des 8000 km d’autoroutes françaises.©DR
Après plus d’un an de négociation, les sociétés ASF, ESCOTA, COFIROUTE, SANEF et SAPN ont accepté d’investir plus d’un milliard d’euros dans le verdissement des autoroutes. En échange, elles voient leurs concessions allongées d’un an.
Cinq sociétés concessionnaires d’autoroutes, parmi lesquelles ASF, ESCOTA, COFIROUTE, SANEF et SAPN ont présenté lundi 25 janvier au ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo leurs « engagements verts » pour les trois années à venir. En tout, plus d’un milliard d’euros vont être investis pour atténuer l’impact environnemental des 6000 km d’autoroutes concernés, autour de cinq priorités : la préservation des zones hydrauliques sensibles, celle de la biodiversité, la lutte contre le bruit, la réduction des émissions polluantes et la restauration des aires de repos. Parmi les actions envisagées : la construction de bassins de rétention, d’écrans anti-bruit, l’éco-rénovation des aires, la réalisation de parkings de covoiturage ou encore la mise en place de télépéages sans arrêt. Très attendu par les professionnels de la route, ce dernier dispositif devrait être rapidement généralisé à toutes les autoroutes.
Une aubaine pour le BTP
Au terme d’une longue année de négociations, les cinq sociétés autoroutières appartenant aux groupes Vinci et Sanef ont obtenu de l’Etat un allongement d’un an de leurs concessions d’exploitation en contrepartie du financement de ces « engagements verts ». Le ministre de l’Écologie a d’ailleurs tenu à rappeler que ces mesures s’inscrivent « dans le cadre du plan de relance » lancé il y a un an pour sortir l’économie française de la crise. Les quelque 1 023 millions d’euros qui vont être investis dans le verdissement des autoroutes iront selon Jean-Louis Borloo « soutenir l’emploi dans les entreprises du bâtiment et de travaux publics et les PME des filières vertes ».