vendredi 10 septembre 2010 - n°870

Services écologiques : Un accord pour structurer le secteur

La secrétaire d’État en charge des technologies vertes Valérie Létard voit dans le rapprochement du Cemagref de l’ATEN et de l’AFPA un symbole de la « richesse » de la filière.©Tanguy Cadieu/Naja
La secrétaire d’État en charge des technologies vertes Valérie Létard a signé le 1er juillet une convention visant à mieux identifier les métiers de la biodiversité et des services écologiques. Un secteur largement méconnu, qui devrait atteindre les 40 000 emplois d’ici 2020.
Alors que les emplois liés à la protection de la nature au sens strict bénéficient depuis plusieurs années d’une forte publicité, les métiers nouveaux comme l’agriculture et l’aménagement durables souffrent encore d’un manque cruel de reconnaissance. Un enjeu au cœur du plan de mobilisation pour les métiers de la croissance verte initié en janvier dernier, qui vient justement de faire l’objet d’une convention entre le ministère de l’Écologie, l’Atelier technique des espaces naturels (GIP-ATEN) et l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA). Signé le 1er juillet dans les locaux du Cemagref à Fresnes, l’accord vise à structurer la filière « biodiversité et services écologiques » pour la rendre plus visible sur le marché de l’emploi. Pour la secrétaire d’État en charge des technologies vertes Valérie Létard ce rapprochement des mondes de la recherche, de la formation et de la protection est symbolique de « la richesse d’une filière qui génère près de 20 000 emplois aujourd’hui et 40 000 à l’horizon 2020 ».

Un répertoire unifié des métiers de la biodiversité


Pour faire mieux faire connaître un vivier d’emplois promis à un très fort développement, le premier grand chantier sera d’harmoniser les nomenclatures de l’ensemble des métiers de la filière biodiversité. Dans cette optique, l’AFPA et l’ATEN se sont vus attribuer par le ministère de l’Écologie un budget de 220 000 € destiné à créer « des outils concrets accessibles à tous ». Les deux organismes ont ainsi jusqu’en juin 2011 pour produire un « répertoire des métiers de la biodiversité et des services écologiques » à partir des documents existants (répertoire interministériel des métiers de l’Etat, répertoire opérationnel des métiers et de l’emploi…). Un travail qui devra s’accompagner d’un recensement des emplois existants et de la création d’un « dictionnaire des compétences » requises pour chacun des métiers.

Une cartographie de la formation

À l’heure où de plus en plus de personnes voient dans la croissance verte la garantie de nouveaux emplois, la structuration de l’offre de formation du secteur de la biodiversité et des services écologiques est toute aussi essentielle que la reconnaissance des métiers en eux-mêmes. C’est pourquoi le dispositif sera complété par une « cartographie de l’offre de formation professionnelle » à même de renseigner les personnes en quête d’un emploi dans le secteur. Autant dire que les expériences des organismes de qualité d’une part, et des experts en formation professionnelle et en écologie d’autre part ne seront pas de trop pour mener à bien ce chantier.


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