jeudi 2 septembre 2010 - n°864

Pêche de loisir : Une charte pour préserver la ressource

Les pêcheurs amateurs pourraient bientôt devoir marquer leurs prises.©Marine Photobank
Les acteurs de la pêche de loisir ont signé le 7 juillet une « charte d’engagements et d’objectifs pour une pêche maritime de loisir éco-responsable ». Une initiative qui vise à mieux informer les pratiquants sur la fragilité de la ressource et à lutter contre le braconnage.
Après les pêcheurs professionnels, c’est au tour des amateurs de s’engager à pratiquer leur hobby de manière éco-responsable. Les fédérations sportives de plaisanciers, de plongeurs, de pêcheurs, ont en effet signé mercredi 7 juillet aux côtés du comité national des pêches, du conservatoire du littoral, de l’agence des aires marines protégées et du conseil national supérieur de la plaisance et des sports nautiques une charte dans ce sens. Issue de la proposition du comité opérationnel n°12 du Grenelle Environnement, l’initiative porte la volonté de mieux réguler la pêche de loisir et de sensibiliser ses pratiquants à la fragilité de l’écosystème dans lequel ils évoluent. «  Il ne s’agit nullement d’embêter les pêcheurs maritimes amateurs ou de les empêcher de s’adonner à cette activité conviviale et le plus souvent familiale, il s’agit de mieux les informer de l’état de la ressource, de la nécessité de respecter les milieux et de laisser le temps aux coquillages, crustacés et poissons le temps de se renouveler  » a assuré le ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo. La charte vise par ailleurs à lutter contre des pratiques de braconnage relativement banalisées qui menacent gravement certaines espèces de coquillages, de crustacés et de poissons.

Vers un marquage des poissons


Par cette charte, les acteurs de la pêche de loisir affirment la nécessité de mieux gérer la ressource. Une évolution qui passe par le développement de relations plus régulières entre les administrations compétentes sur le sujet et les pêcheurs de loisirs. Parmi les mesures concrètes prises dans ce sens, la déclaration préalable de l’activité de pêche de loisir devrait être doublée d’un marquage des poissons destiné à lutter contre la fraude. Effectué par le pêcheur dès la prise, il permettra d’identifier un poisson pêché par un pêcheur de loisir de manière à en interdire la revente. Une coopération accrue entre scientifiques et pêcheurs permettra par ailleurs de recueillir des informations sur les espèces pour faire évoluer la réglementation en conséquence. « Il s’agit d’agir avec modération, de passer de la notion incontrôlable de « table familiale » à une gestion basée sur des quantités et nombres afin de réduire les volumes prélevés aujourd’hui qui épuisent la ressource et menace de disparition de nombreuses espèces » a expliqué la secrétaire d’État chargée de l’Écologie Chantal Jouanno.


Destinataire  :
(entrez l'email du destinataire)

De la part de 
(entrez votre nom)

(entrez votre email)