
Nicolas Sarkozy a affiché sa détermination à mener à son terme la réforme des retraites.
Longuement interrogé sur l’affaire Bettencourt, Nicolas Sarkozy s’est livré hier soir dans une interview retransmise en direct depuis l’Elysée, à un exercice d’explication de texte sur le système des retraites dont le projet de loi sera présenté ce matin en Conseil des ministres. Il a également affiché sa détermination à mener cette r »forme jusqu’au bout.
Hier, le président de la République s’est longuement défendu des allégations portées contre lui, l’UMP et son ministre du travail et de la fonction publique Eric Woerth dans le cadre de l’affaire Bettencourt. « Je lui ai dit de se concentrer sur la réforme des retraites maintenant que son honneur était lavé et que les soupçons étaient levés », a expliqué le chef de l’Etat alors que la veille les services du ministère des finances avaient publié un rapport dédouanant l’ancien ministre du budget de toute ingérence dans ce dossier.
Présentation du projet de réforme des retraites
Eric Woerth va donc appliquer à la lettre la consigne du chef de l’Etat, et ce dès ce matin en Conseil des ministres où il doit présenter le projet de loi de réforme des retraites. Un projet très contesté par les syndicats de salariés qui reprochent au gouvernement de faire porter l’essentiel de l’effort pour parvenir à l’équilibre budgétaire du système, sur les salariés et le travail. Le gouvernement craignait que l’affaire Bettencourt ne vienne discréditer le ministre portant la réforme pour être soupçonné d’avoir accorder des largesses « aux riches » au temps où il officiait à Bercy et d’imposer aujourd’hui aux français les moins fortunés de supporter le plus gros de l’effort.
La détermination du chef de l’Etat
Depuis la publication de la note d’orientation de la réforme les principales mesures du projet gouvernemental ont été dévoilées. Les principales sont l’allongement de deux ans de l’âge légal de départ à la retraite et l’alignement des taux de charges sociales entre salariés des secteurs privés et publics. Hier le chef de l’Etat a confirmé que la seule question encore négociable est la pénibilité qui devra être justifiée par un certificat d’incapacité. Il a également confirmé que les personnes ayant commencé à travailler avant 18 ans continueraient à pouvoir partir à 60 ans. Hier soir, Nicolas Sarkozy a affiché toute sa détermination à mener à son terme cette réforme.