mardi 9 février 2010 - n°724

MEDAD : Lancement du "Grenelle de l’environnement"

Six groupes de travail sont chargés d’élaborer une première mouture du plan d’action pour l’environnement. ©Anna Musso/Naja
Vendredi dernier, Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat en charge du Ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables (Medad) a lancé le « Grenelle de l’environnement ». Six groupes de travail composés de membres de l’Etat, des collectivités territoriales, des syndicats et d’associations, plancheront, dès le 16 juillet, sur des questions précises relatives à l’écologie. Objectif : proposer un plan d’action de 15 à 20 mesures concrètes pour la fin du mois d’octobre.
« Nous sommes au commencement d’un processus qui, je l’espère, permettra de changer la donne française en faveur de l’environnement ». C’est ainsi que Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat en charge du Ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables (Medad) a conclu le lancement du « Grenelle de l’environnement », lors d’une conférence de presse organisée vendredi dernier, au Ministère de l’écologie, à Paris. Le « Grenelle de l’environnement », initié par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, en mai dernier, réunit, pour la première fois l’Etat et des représentants de la société civile afin de définir une feuille de route en faveur de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables. Pour élaborer ce programme, Jean-Louis Borloo a annoncé la création de six groupes de travail, opérationnels dès le 16 juillet qui seront composés de 40 membres répartis en cinq collèges. Ces collèges ont pour vocation de représenter les acteurs du développement durable qu’il s’agisse de l’Etat, des collectivités locales, des ONG, des employeurs ou des salariés. Ainsi des chercheurs, des universitaires, des élus, des membres d’associations et des entrepreneurs constitueront les nouveaux groupes de travail, présidés par des personnalités indépendantes qualifiées ayant pour mission de proposer des mesures et de déterminer d’éventuels points de blocage.

Six groupes de travail hétéroclites

Un premier groupe intitulé « lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie » s’intéressera aux transports, à l’aménagement, à la construction, à l’habitat et à l’énergie. Un deuxième, baptisé « préserver la biodiversité et les ressources naturelles », traitera de l’eau, des espaces protégés, de la pêche et des ressources halieutiques. Le troisième groupe « instaurer un environnement respectueux de la santé » analysera les enjeux liés à la santé tels que la qualité de l’alimentation, les pollutions, les déchets, la qualité de l’air. Le quatrième groupe nommé « adopter des modes de production et de consommation durables » travaillera sur l’agriculture, l’agroalimentaire, la pêche, la forêt, la distribution et le développement durable des territoires. Le cinquième, intitulé « construire une démocratie écologique », s’attachera à débattre d’une réforme des institutions pour prendre en compte le pilier environnemental du développement durable et essayer d’améliorer l’accès à l’information. Enfin, un dernier panel d’experts appartenant au groupe « promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l’emploi et à la compétitivité » abordera les questions de recherche, innovation, emploi, fiscalité écologique, publicité responsable…

Un débat national

« Ces groupes de travail se réuniront deux fois d’ici fin juillet, puis une fois en septembre. La première mouture d’un plan d’action, résultant du « Grenelle de l’environnement  » sera présenté le 22 septembre  » a précisé Jean-Louis Borloo. Dès lors, le grand public, les acteurs locaux et les politiques pourront débattre du plan proposé. Un site internet permettra au grand public de réagir sur un chat ou des forums, six réunions publiques interrégionales seront organisées au cours du mois de septembre dans toute la France métropolitaine, dont au moins une en Outre-mer et enfin, les partis et les fondations politiques seront également consultés. A terme, le gouvernement souhaite que ce « Grenelle de l’environnement » aboutisse à la fin du mois d’octobre à un plan d’action de 15 à 20 mesures opérationnelles, recueillant un accord le plus large possible des participants.
Et, comme pour donner l’exemple et montrer son engagement, Jean-Louis Borloo a tenu, au terme du lancement du « Grenelle de l’environnement », à présenter à la presse, ce qui doit devenir sa nouvelle voiture de fonction : un véhicule hybride à prédominance électrique, un système baptisé Cleanova développé par la société de véhicules électriques du groupe Dassault.


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