A transmettre à Monsieur le Ministre,
Ne croyez vous pas que l’Etat Français devrait montrer l’exemple en réduisant significativement son parc automobile et surtout privilégier les véhicules peu polluants.
Lors du 2ème choc pétrolier en 1978, M. BARRE 1er Ministre avait imposé à ses services d’acheter des véhicules moins "gourmants" en carburant, pourquoi ne pas l’imiter !
De plus, je suis convaincu que le parc automobile officiel pourrait être réduit significativement , de l’ordre de 50%, en incitant l’utilisation des transports en commun.
Concernant le malus des véhicules "extrêmement polluants", je suis convaincu que ce n’est pas la bonne solution. Pour moi la solution c’est que chaque Français dispose annuellement un crédit de CO2, ce qui permettra aux français qui disposent de faibles ressources, qui ne partent pas en vacances ou qui ont fait délibérément le choix "Ecologique"(bio, équipements) éventuellement de revendre une partie de leurs crédits CO2.
Par exemple un français qui achète un véhicule extrêmement polluant pour ses loisirs soit environ 7500 à 10000kms/an et effectue tous ses autres déplacements en vélo, à pied ou transports en commun doit-il être pénalisé par rapport à un français qui achète un véhicule classé non polluant(encore que ce point mériterait un vrai débat) effectue tous ses déplacements avec son véhicule, y compris les courtes distances, soit environ 30000 à 40000Kms/an, qui produit le plus de CO2.
Autre exemple, un français qui achète un véhicule polluant pour ses loisirs, produit-il plus de CO2 qu’un français qui utilise l’avion pour ses loisirs !
De plus, de plus en plus de français, à mon avis, loueront leurs véhicules polluants à des sociétés étrangères avec en prime la possibilité d’échapper aux poursuites si ils sont "flaschés".
Autre point, allez vous "taxer" les propriétaires de véhicules polluants qui ne peuvent en changer car ils ne disposent que de faibles revenus.
Si vous avez la volonté de réduire les émissions de CO2 il faut attribuer à chaque produit consommé une valeur CO2 qui sera calculée non pas par rapport à notre pays ou l’Europe mais par rapport à la planète ce qui veut dire que sa valeur intègrera le CO2 des pays producteurs (Inde, Chine, ...), les transports mais aussi le recyclage, peut-être que l’on constatera qu’un yaourt industriel aura une valeur de CO2 double ou triple qu’un yaourt artisanal, bio fabriqué localement. Peut-être que ce constat relancera l’emploi.
A bientôt peut-être