autoroute

Un arboriculteur déterminé à défendre l’environnement

Ayant déjà fait 20 jours sans manger, Thomas Brail, un grimpeur d’arbres de 48 ans, a annoncé qu’il entamerait une grève de la soif à partir du lundi 25 septembre pour protester contre la construction de l’autoroute A69. Il est maintenant à son vingt-et-unième jour de grève de la faim contre ce projet considéré comme destructeur pour l’environnement. Face à l’inaction du gouvernement et du conseil régional Occitanie, il a même lancé un nouvel ultimatum : « J’ai écrit une lettre au Président de la République; je fais ce geste en connaissance de cause et en pensant à mon fils », confie-t-il. « Je ne veux pas qu’il ait à endurer un monde sans arbres, ravagé par le changement climatique. »

Une lutte collective pour protéger l’environnement et les générations futures

Thomas Brail insiste sur le fait que son bras de fer avec les autorités est difficile mais juste. « Je ne cherche pas la division politique; je suis engagé dans un dialogue pacifique mais ce sont eux qui ne nous écoutent pas. » Il rappelle également que cette lutte concerne tout le monde. En parallèle, une centaine de personnes se sont rassemblées à Toulouse devant le conseil régional avec sept autres grévistes de la faim. Les grèves de la faim sont considérées comme un dernier recours dans une lutte pour la protection de l’environnement.

Un système qui peine à écouter les alertes environnementales

Le projet d’autoroute A69 a commencé sa construction discrètement, surprenant tout le monde. La grève de la faim est un moyen pour ces militants de rester physiquement présents et actifs malgré les tentatives visant à étouffer leurs voix. « Je suis engagé dans ce combat et je ne céderai pas car c’est ma raison de vivre aujourd’hui; », souligne Thomas Brail.

  • Une campagne alternative propose la rénovation de la route nationale à la place de l’autoroute A69,
  • L’amélioration du transport ferroviaire,
  • La création d’une piste cyclable.

Des rencontres sans résultats

Dans une lettre adressée à Thomas Brail, Carole Delga, présidente socialiste de l’Occitanie, prétend n’être qu’un très petit co-financeur du projet alors que l’État reste décideur. Après avoir proposé une rencontre avec les opposants le 21 septembre, Carole Delga semble avoir changé d’avis.

Le ministre des Transports, Clément Beaune, a rencontré Thomas Brail mardi après-midi pour un bref entretien au ministère. Selon l’activiste, cette réunion s’est avérée infructueuse. « C’est regrettable », déclare Sandrine Rousseau, députée Verts. « Suspendre temporairement la construction aurait été une issue acceptable ; personne n’y aurait perdu la face. Au lieu de cela, le gouvernement se creuse dans l’impasse et met en danger la vie de certains de nos concitoyens. »

La lutte continue malgré les difficultés

Récemment, le gouvernement n’a montré aucune volonté de compromis avec les mouvements environnementalistes; au contraire, il tend à les écraser et les criminaliser, rappelle Loïc Prud’homme, député La France Insoumise. On se souvient également de la grève de la faim contre le GCO (contournement autoroutier de Strasbourg) qui s’était soldée par un échec. En octobre 2018, après trente jours sans manger, dix femmes et hommes ont dû abandonner leur grève faute de réponse du gouvernement.

« Quoi qu’il en soit, je ne sais pas comment combattre autrement », a confié Thomas Brail, conscient que cette action est risquée pour lui. Ses partisans savent aussi que cette manœuvre est risquée, mais ils soutiennent sa détermination. « Grimper aux arbres, vivre là-haut, faire la grève – c’est ma façon de participer à ce combat. »

Alors que les alertes environnementales continuent en septembre, il est important de soutenir le journalisme indépendant dédié à l’écologie afin de sensibiliser un maximum de personnes à l’urgence environnementale et les inciter à agir. Contrairement à de nombreux autres médias, Reporterre n’a pas de propriétaire milliardaire ou d’actionnaires; c’est un organe de presse à but non lucratif.

By Marie

Marie Descamps est une journaliste et une militante écologiste reconnue pour son engagement profond en faveur de la protection de l'environnement et de la promotion du développement durable. Avec un parcours académique enrichi en journalisme et en études environnementales, Marie a consacré sa carrière à mettre en lumière les défis écologiques contemporains, à travers des reportages poignants et une participation active à des initiatives écologiques. Son travail, ancré dans une recherche approfondie et une volonté de changement, vise à inspirer une prise de conscience et une action collective pour un avenir plus vert. Spécialités :

  • Reportages environnementaux : Marie excelle dans la couverture de sujets tels que le changement climatique, la perte de biodiversité, et les innovations en matière de durabilité, apportant des histoires captivantes et informatives au grand public.
  • Militantisme écologique : Elle est activement impliquée dans des campagnes de sensibilisation et des projets écologiques, contribuant à des efforts significatifs pour la conservation de l'environnement.
  • Analyse des politiques vertes : Marie offre des éclairages critiques sur les politiques environnementales, soulignant les avancées et les obstacles dans la lutte contre la crise écologique.
  • Éducation et sensibilisation : Passionnée par la transmission de connaissances, elle s'engage dans des initiatives visant à éduquer et à sensibiliser les communautés aux enjeux du développement durable.
Philosophie professionnelle : "Je crois fermement que l'information est un levier puissant pour le changement. En tant que journaliste, mon devoir est de révéler la réalité des crises écologiques que nous affrontons, tout en mettant en avant les voies d'action possibles pour chaque individu et pour la société dans son ensemble. Le militantisme vient renforcer cette mission, en traduisant les paroles en actions concrètes pour la planète." Contributions marquantes :
  • Une série d'articles influents sur les conséquences sociales et environnementales de la déforestation en Amazonie, qui a contribué à une prise de conscience internationale et à des engagements renouvelés pour la protection des forêts.
  • La participation à des documentaires sur la pollution plastique des océans, mettant en exergue les impacts sur la faune marine et les écosystèmes, ainsi que les solutions émergentes pour cette crise.
  • Des ateliers sur le développement durable dans des écoles et des universités, visant à inspirer la prochaine génération d'activistes écologiques.
Pourquoi suivre Marie Descamps ? Suivre Marie Descamps, c'est s'immerger dans le monde du développement durable à travers le regard d'une experte passionnée et engagée. Ses écrits, empreints de rigueur journalistique et d'un engagement sans faille pour l'écologie, sont une source d'inspiration et d'information incontournable pour tous ceux qui souhaitent contribuer à la sauvegarde de notre planète. Marie ne se contente pas de rapporter les faits ; elle nous invite à devenir des acteurs du changement pour un avenir durable.